De retour en
France……..
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Cette petite synthèse pourrait être utile à ceux qui voudraient tenter un parcours ornithologique dans les meilleures conditions et profiter de quelques conseils pour une telle expédition.
Après avoir traversé avec une petite berline diesel l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie et la plus grande partie de la Roumanie en 2 jours, notre voyage commencera véritablement à Tulcéa , port du Delta du Danube.
La voiture en sécurité au centre d’études de la biosphère, nous avons rejoint le quai très animé où les navettes remontent le Delta jusqu’à Sulina.








Après plus de 3 heures de bateau pour rejoindre Crisan. Vasilu Pétré,notre contact, nous attendait.
Un garçon très sympathique, parlant français,, avec qui nous avions prévu de passer trois jours.
Pétré nous conduisit à sa pension, confortable, et conviviale, le bateau était prêt ( 10m ) il ne restait que le matériel à charger ( filet de camouflage, affût de campagne, valise photo étanche, X-drive 100 GB et consommables)
Le départ se fit à l’aube pour 3 jours à travers les méandres et les centaines de canaux de ce Delta comme au bout du monde. Pétré connaît parfaitement tous les bras, comme les sites de nidification des oiseaux.
Ces 3 jours furent très riches avec près de 3.500 images, à raison de 12h par jour environ.
Très patient, nous conduisant dans les meilleurs lieux, prenant soin de l’exposition du soleil, coupant le moteur à la moindre alerte. C’est un guide vraiment parfait.




Dans les meilleurs termes avec la télévision nationale (équivalent de TF1) avec qui, il collabore de temps à autre, Pétré nous confie que l’équipe de journalistes arrivée à Crisan, souhaiterait effectuer un petit reportage sur notre démarche. Marie justifiera donc dans sa langue maternelle durant une petite heure notre passion pour les oiseaux pendant qu’au dessus de nos têtes, des centaines de pélicans arrivaient de leur migration.





Au hasard des canaux, nous approchons les turdoïdes , les phragmites, les rémiz penduline à quelques mètres sans aucune gène.. un rêve…. Les moustiques à cette période ne sont encore présents, une vraie chance !




Espèces rencontrées dans le Delta :
Ibis falcinelles, pélicans blancs, spatules blanches, aigrettes garzettes, grandes aigrettes, panules à moustaches, rémiz pendulines, hérons crabiers chevelus, hérons cendrés, pourprés, bihoreaux, faucons hobereaux, kobez, crécerelles, grèbes a cou noir, cormorans pygmées et grands cormorans, cygnes chanteurs et tuberculés, nyrocas, nettes rousses, cols-verts etc…,




cigognes, buses féroces, variables, bondrées, pygargues à queue blanche, vanneaux, divers chevaliers, guignettes, gambettes,.etc..combattants variés, rolliers tout juste arrrivés, guifettes, huppes fasciées, martins pêcheurs, coucous gris, pics noirs cendrés, épeiches, rousserolles turdoïdes, effarvattes, locustelles luscinioïdes, phragmites des joncs, luscinioïdes à moustaches, tous les passereaux communs, tels fauvettes, pouillots etc….loriots, corneilles mantelées, choucas des tours et diverses sternes……




Nous vous recommandons Pétré qui est un guide exceptionnel.
Tel fixe 0040 240 547 021 tel portable : 0040 744 957 148.
Nous le quitterons avec regret et reprenons la navette pour Tulcéa.
Récupération de notre berline et départ vers la région dite Dobrogea, d’abord Malcoci pour quelques images de rolliers puis vers le sud, Enisala, Babadag.
Les guépiers n’étaient pas encore arrivés, les trous des différentes falaises ne recélaient que des moineaux friquets, faucons kobez, traquets motteux, et quelques rolliers.
Sur les routes, des pies grièches écorcheurs tous les 20m, nullement farouches…bruants jaunes, cochevis huppés, pélicans blancs, traquets motteux, gobe-mouches gris, tariers des prés, proyers, pipits farlouses, bergeronnettes grises, des ruisseaux, printanières, mélanocéphales…loriots, rousserolles turdoïdes…de quoi faire plus de 1000 images par jour.








Pour l’hébergement de chaque jour, nous avions prévu une tente militaire et tout le matériel nécessaire, nous comprîmes très vite notre erreur, sans entrer dans les détails, nous ne conseillons pas cette formule et avons opté pour l’hébergement chez l’habitant.
Dans les villages de toutes les régions de Roumanie, les gens sont accueillants et vous proposent une chambre , un dîner, pour quelques euros, la voiture et notre matériel en sécurité. Il y aussi les couvents, qui nous ont hébergés trois fois en nous accueillant chaleureusement et avoir sureté…..C’est aussi la solution à retenir, il y en a beaucoup.(moines ou nonnes)
Nous vous conseillons le Monastère Slatina de la région de Judet Suceava, pittoresque et situé en pleine forêt.
Nous n’avons utilisé notre tente qu’une seule fois, en choisissant un site très isolé, au fond d’une ancienne carrière, (où un couple de faucons Kobez avait élu domicile) et en prenant mille précautions ( camouflage militaire sur véhicule, pas de feu, alarme à cloche etc…)






A raison de 60 kilomètres par jour en moyenne, nous reprenons la route du nord, de nouveau Tulcéa, Isaccea, Macin, Braila, Smardan pour un bac vers Galati, Barlad, Roman, puis Targu Frumos où il n’est pas bon de séjourner… villages de gitans pas toujours rassurants.
Après avoir vu huppes fasciées, fauvettes pitchous, rossignols philomèles, et crabiers chevelus, nous installons un affût à Vacareni, au pied d’ une falaise où des centaines d’ hirondelles de rivage sont en phases de creusement, de couvaison et de nourrissage,
A Matca, nous rencontrons fréquemment pigeons bisets, pies grièches, chardonnerets, cigognes, tariers des près, pics épeiches, bergeronnettes des rivages, et mélanocéphales. Puis Pascani, et son seul hôtel dont le luxe du hall cache des chambres d’un confort monacal qu’on ne rencontrerait en France, mais nous n’avons pas de choix !
Les oiseaux sont partout le long des routes défoncées, difficile de détourner son regard des trous tous les trois mètres, aucune circulation de véhicule,, sinon des Dacia et autres carrioles, on roule à droite, à gauche, dans les champs, où on, peut ! nous ne cotoyons que des charrettes à chevaux, et des gens qui toute la journée désherbent, plantent le maïs à la main, binent sans relâche sous le soleil.….
Tariers pâtres et des prés en grand nombre, pies grièches écorcheurs, à poitrine rose, bruants de toutes sortes, linottes mélodieuses, coucous gris, corneilles mantelées, faucons divers, buses variables, et féroces, vanneaux, milans noirs et royaux….des cigognes dans les près, nichant sur les poteaux électriques( en phase de reconstruction ou couvaison)




Après Pogana, Bacesti, Roman, et une nuit au Monastère Malinesti, Targu-frumos, Pascani, )Falticeni, où nous admirons bruants ortolans, coucous gris, proyers, tariers pâtres et des près, grives musiciennes, corneilles mantelées, linottes melodieuses, rousserolles turdoïdes, fauvettes grisettes, hirondelles de rivage, faucons hobereaux, serins sinis, rouge-queues noirs, pouillots divers, grives litornes, moineaux friquets …
Nous atteindrons Marginéa le 16 mai, une ville en pleine expansion, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Ukraine administrée par des hommes fort sympathiques dont Dumitru Lungu, son maire et son adjoint.
Nous trouvons des cigognes nichant sur les poteaux EDF et au pré, rouges-queues à front blanc, grives litornes, traquets motteux, fauvettes à lunettes, linottes mélodieuses, alouettes des champs.




Nous avons longé la frontière d’Ukraine, à Solca, vous découvrons toujours les mêmes espèces, puis repartons vers Campulung moldovenesc pour y trouver les merles à plastron, pipits, grives musiciennes, litornes, rouges-queue-noirs et à front blanc, traquets, etc….
Le paysage des différentes régions de Roumanie est d’une grande diversité. Prés et bocages, collines boisées, des rivières ou des torrents partout, Les oiseaux ne sont pas vraiment farouches, beaucoup d’insectes disponibles, et toujours le sentiment que l’on vit dans un monde imaginaire, les odeurs de foin et de fleurs, une nature sans artifices, et une vie sociale (en dehors des villes) qui nous remet en mémoire les récits de nos aïeux, un porteur d’eau ici, un gardien d’oies plus loin, un autre qui fauche les talus à la faux…des troupeaux de centaines de moutons, de chèvres…..autant de cartes postales où nos oiseaux évoluent sans être dérangés.




Vers Viseu de sus, et Targu lapus, nous entendrons la complainte bruyante du torcol fourmilier, peu farouche que nous avons approché à moins de 20 mètres. Corneilles mantelées, pipits, tariers, geais construisant leur nid, sansonnets nourrissant leurs jeunes dans les trous des arbres au bord des routes attirent notre regard.
Nous croiserons le 21 mai le bec croisé des sapins, et encore les merles à plastron, gros becs casse noyaux, mésanges de toutes sortes, beaucoup de grives musiciennes, litornes, mauvis, gobe-mouches noirs.
Vers Jibou, nouvelle rencontre avec les loriots, dont le chant résonne partout, buses, bruants jaunes, fauvettes diverses….puis Zalau, Huedin et le lac Belis, le 21 mai, vers Albac, les becs croisés des sapins, merles à plastron, des pies grièches partout, bergeronnettes…vers Alba Iulia, Deva et Sard et sa falaise à l’entrée du village, les guépiers sont bien là, dans une falaise de terre meuble.
Parades nuptiales féeriques, les couples se forment et creusent ou aménagent leurs galeries en compagnie des moineaux friquets, traquets motteux, huppes fasciées.




A Hateg, vers Poiana Marului, nous resterons 4 heures le long d’un torrent à regarder les cingles plongeurs non loin de la pension Florina, où nous avons eu un chaleureux accueil, ( tel 0355 401 168) et y avons rencontré Sorin Munteanu ( 0040 74 887 3887) un super guide de montagne, qui connaît très bien le terrain, spécialiste des ours , chouettes lapones, cingles plongeurs et les grands tétras. Il parle un peu français et nous vous le recommandons vivement.
Le 24 mai, nous partons vers Orsova, le long du Danube au sud de la Roumanie, frontière avec la Yougoslavie bordé de montagnes rocheuses, nous y trouverons un groupe d’hirondelles de rochers, nichant dans les failles des parois abruptes, guèpiers, tourterelles des bois, bergeronnetts melanocéphales, traquets motteux, cochevis huppés, rousserolles turdoïdes, luscinioides, et phragmites des joncs dans quelques points d’eau çà et là, corneilles mantelées,et tariers en grand nombre.





De Oravita vers Resita, et Lugog, toutes les espèces sont toujours présentes, vers Lipova, pie grièche à poitrine rose, et pour la première fois la pie grièche grise.
Nous resterons deux jours à Baile Lipova où nous trouverons un immense parc très peu fréquenté oû nichaient une buse variable, et des rossignols, loriots, sansonnets, moineaux friquets, pies grièches, une densité à nous éblouir.
Arrivés à Arad, frontière avec la Hongrie, nous ne rangerons pas nos boîtiers, car, rolliers en nombre, bruants proyers, cochevis, guépiers, vanneaux, chevaliers gambettes, alouettes, tariers, buses variables, pies grièches à poitrine rose et grises méritent une prise de clichés.
Sur le chemin du retour, Hongrie et Autriche, toujours à très faible vitesse, nous rencontrerons, beaucoup de rapaces, faucons et buses, hélas ! l’Allemagne va nous remettre à la civilisation…beaucoup moins d’oiseaux et beaucoup plus de voitures rapides et de poids lourds qui vous glacent le dos !.
Un parcours de 8.200 km de Favières à Favières 77220
15.200 images stockées sur un X-drive (indispensable), 103 espèces photographiées et avec regret beaucoup d’autres qu’ observées ( mésangeai entre autres..)
