A dix ans, ma mère m'appelait professeur Fabre, en référence à l'illustre Jean Henri, naturaliste du siècle dernier. sans doute étais-ce du au fait que le tiroir de mon chevet renfermait souvent des cadavres d'oiseaux dans des cercueils de coton, coléoptères et autres victimes ..ce qui dégageait en quelques jours des odeurs peu discrètes. Même si je m'en amuse aujourd'hui, ces presque cinquante années passées m'ont apportées une relative connaissance de la vie animale, et m'ont surtout conforté dans mon envie profonde de consacrer les quelques années qui me seront accordées à montrer à autrui toute cette beauté insoupçonnable qu'est la vie des oiseaux au quatre coins du globe. J'ai eu l'immense chance d'avoir éveillé en Marie, la passion dévorante de l'observation, de l'amour des oiseaux et surtout de la photo animalière. Les centaines d'heures qu'elle a passé dans nos affûts, presque chaque jour depuis plus de trois années, les doigts souvent engourdis par le froid, lui ont apportés une excellente connaissance de terrain, des chants et moeurs de nos amis dont nous avons sans cesse besoin. Une probable sortie de vie professionnelle à l'horizon 2010 sera le départ de voyages et de missions autour du monde, sans contrainte de temps, avec enfin le plaisir d'admirer et de traduire en pixels cette nature que nous découvrons chaque jour étonnante. Toutes ces images, indissociables de l'un ou de l'autre, révèlent le mélange de nos sensibilités à appréhender nos sujets, à rechercher l'harmonie de posture, et la singularité de l'espèce.

















Rémiz penduline Delta du Danube 2007







